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The Social Network 2 : The Google+ Movie

juillet 7, 2011

Message de notre avocat, Maitre Lionel Hutz :

Le texte qui va suivre est le synopsis pour une suite du film de David Fincher. Mon client le publie ici pour l’archiver publiquement en prévision de la plainte pour plagiat que je déposerais sans coup férir si une suite est produite. Si vous lisez ces mots, vous vous engagez à témoigner en la faveur de mon client dans ce procès qui me rendra très riche.

Ce texte n’est en aucun cas inspiré de l’article de Wired « Inside Google+« , il est basé sur les recherches personnelles des auteurs de ce blog et, à l’image du premier film de la série « The Social Network », prend suffisament de libertés avec les faits pour être considéré comme une oeuvre de fiction. Toute ressemblance avec les personnes dont il emprunte le nom, les entreprises dont il emprunte la raison sociale et la réalité dont il emprunte l’apparence serait absolument fortuite.

Les années 1980, un bar. Frankie Goes To Hollywood, « Relax », dans le juke box. Au fond, quelqu’un joue à Donkey Kong sur une borne d’arcade. Vic Gundotra est un jeune geek stéréotypique, assis en bout de table face à son patron, le CEO de Lotus Devlopments, Bill Gates, jeune loup fondateur de Microsoft, sa petite amie, sa mère et une bande de jeunes scouts.

Tout le monde parle en même temps et très vite. La mère de Vic Gundotra évoque l’époque pas si lointaine où il faisait pipi au lit, sa petite copine parle de son goût pour les douches dorées, son patron pense que tout ça explique sa baisse de productivité, Bill Gates dit « je vais tous vous mettre au chômage de toute façon ». Les choses se compliquent, les gens parlent encore plus vite puis la scène se termine quand sa copine lui lance sa pinte de bière au visage avant que tout le monde quitte la table en le traitant de sous merde. Pour une raison X ou Y, les scouts voient des photos de Vic tout nu. (Ce n’est qu’un synopsis, le script doctor se débrouillera).

Vic Gundotra consacrera désormais sa vie à faire en sorte que ses relations privées, professionelles, familiales et scouts restent désormais bien cloisonnées.

Trente ans plus tard, Vic Gundotra est un homme aigri et alcoolique qui vit dans le garage de son père (après l’incident du bar, sa mère ne veut plus le voir). Il développe des applications ésotériques que personne ne comprend. Il déteste particulièrement Facebook et Google, ces deux grands ennemis de la vie privée, et aussi les scouts. Pourtant, quand Facebook commence à menacer son empire, c’est lui que Larry Page vient chercher.

Larry Page est le co-fondateur de Google, et il vient de mettre au placard son vieux pote Eric Schmidt pour reprendre les en main son bébé. La première chose qu’il fait est d’engager Vic, mais ce dernier n’est pas facile à convaincre. Un montage rapide des avances de Page et un remix des Quatres Saisons de Vivaldi par Trent Reznor vient cependant à bout des résistances de Vic Gundotra, qui se lave, se rase, met son plus beau t-shirt threadless et débarque dans les bureaux de Google pour les refaire à son image.

Google est une compagnie généreuse et positive, pleine de geeks optimistes qui pensent qu’ils vont conquérir le monde. Vic Gundotra leur présente un Powerpoint de la mort qui explique comment Facebook va les détrôner et instaurer un régime de transparence, de sociabilité et de marketing. Or s’il y a une chose que les geeks détestent, c’est bien la socialisation. Google plie sous la volonté de Gundotra.

zuckerberg finger

La suite du film montre comment Gundotra martyrise les googlers. Ils étaient habitués à un management bisounours, ils découvrent le management par la terreur. Leur nouveau maître se comporte comme un gros connard (rappellons qu’il s’agit d’un personnage de fiction, et que le vrai Vic Gundotra est sûrement très gentil). Il impose une hiérarchisation dictatoriale au lieu du consensus traditionnel chez Google, il vire à tour de bras, crie sur ses employés, se fait faire des cartes de visite qui disent « I’m Senior Vice-President of Social, cocksucker ». Et tout ça, il peut se le permettre parce que Larry Page a peur de Zuckerberg.

Sa chance semble pourtant tourner le jour où il écrase une bande de scouts avec son Segway. Le procès qui en suivra sera un outil narratif utile pour raconter une histoire dans une histoire dans une histoire et faire croire que tout ça est plus compliqué que ça ne l’est vraiment. Fidèle à lui même, quand le juge lui demandera si la vie des six scouts encore en unité de soins intensifs lui semble importante, Vic Gundotra lui répondra « Je gère une équipe de deux cent personnes et Larry Page trouve qu’on devrait cliquer une fois et pas deux pour accéder au chat vidéo, alors non, votre honneur, je m’en fous que ces scouts vivent ou meurent ». Les développeurs  et les chefs de projet dans la salle de cinéma devraient applaudir à ce moment là.

Palin gif roof

Bon, pour la fin, on risque de devoir attendre un peu avant de savoir si Google+ est un succès. Peu importe : si c’en est un, le film n’en sera que plus dramatique, notre Gundotra, comme Zuckerberg dans The Social Network Episode 1, sera un type horrible mais dont on ne pourra qu’admirer le succès. Si Google+ se plante, le film sera une tragédie, et ça fournira un twist sympa pour différencier cette suite de son prédécesseur.

Dans les deux cas, le film se terminera façon Citizen Kane et Rosebud, comme le premier, qui humanisera ce personnage détestable. Vic Gundotra sera tout seul devant son laptop, comme Zuck, mais au lieu de rafraichir sans cesse le relationship status de son ex, il consultera ad nauseum son propre profil en utilisant la fonction « Profil vu par » qui permet de voir quelles informations sont accessible à qui.

Cette merde va gagner pleins d’oscars, c’est garanti. J’ai même déjà des idées pour une préquelle qui raconterait l’histoire de Livejournal.

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4 commentaires leave one →
  1. juillet 7, 2011 15:14

    Si je peux me permettre, pour jouer un peu plus la carte de la véracité morale, philosophique et sociétale, le film devrait peut être comporter une scène de fist fucking ou de poneys qui se prostituent….

    • 2goldfish permalink*
      juillet 7, 2011 16:04

      Sans doute, mais peut être seulement dans le Blue Ray director’s cut 3D édition limitée Digipack collector prestige, je pense.

    • Baleine des sables permalink
      juillet 8, 2011 11:38

      Tu confondrais pas G+ avec 4chan par hasard ?

      @Fish : quand est-ce que tu nous sors ton script sur la vie de moot justement ?

  2. Baleine des sables permalink
    juillet 8, 2011 11:37

    De très très bonnes idées là dedans. Notamment la reprise de Vivaldi par Trent Reznor qui m’a fait rêver (j’ai pas trouvé sur google T_T).

    Je reconnais que j’ai aussi tendance à sur-utiliser la fonction « Preview my profile », et j’arrive pas à mettre les photos où on me tag en visible pour mes amis. J’ai dû sur-cloisonner mon profil. La fonction « Cercles » de G+ me semble beaucoup plus facile à gérer (en plus d’être jolie).

    Pourvu que G+ ne finisse pas comme buzz ou wave.

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