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La science fiction ça sert à rien.

juin 18, 2010

Le New York Times a publié l’autre jour un article très intéressant sur les geeks les plus riches et les plus intelligents du monde.

Des mecs qui sont millionnaires depuis qu’ils ont inventé un logiciel de jeu de morpion sur carte perforées à 7 ans et demi et qui l’année suivanteont résolut un rubik’s cube à douze faces pendant la soutenance de leur thèse de doctorat au MIT. Des mecs qui ont inventé Google. Des mecs qui depuis ne bandent que pour la Singularité comme tous les pires geeks, mais qui en plus ont les moyens de financer à coup de millions de dollars la « Singularity University ».

La « Singularité », c’est un concept à la définition floue. En gros, pour certain ça désigne le moment où l’accélération du développement de la connaissance humaine sera telle que celle ci doublera tous les jours. Pour d’autres, ça désigne le moment où on aura conçu le premier ordinateur plus intelligent que nous, capable d’apprendre et de s’améliorer lui même de façon exponentielle.

etirement

Le but de ces types, c’est de vaincre la mort : vivre 700 ans, ou ressusciter leur papa. Sérieusement. Comme des savants fous dans de la mauvaise SF.

C’est un des problèmes avec les geeks en général : Frankenstein leur donne envie de fabriquer un zombie, après Terminator, ils fantasment sur l’intelligence artificielle et Faust leur donnerait envie de vendre leur âme à Satan si seulement ils lisaient Goethe. Tout comme on ne peut pas faire un film pacifiste vraiment efficace en filmant des types qui se flinguent héroïquement, ça ne sert à rien d’essayer de prévenir des dangers de la science en montrant une invention trop cool.

Franchement, vous échangeriez le super mécha du méchant général d’Avatar contre la possibilité de communier avec la nature par la queue ? Moi, je garde le mécha.

monsieur_patate_transformer

Et donc ces types, qui sont à la tête de projets formidables comme Google, le génôme humain, etc.. n’ont jamais lu la deuxième moité de tous les romans de science fiction du monde. Ils n’ont jamais non plus poussé très loin leurs études des sujets non techniques comme la philosophie, la sociologie, la politique et tous ces trucs là. La plupart sont des objectivistes, adepte de la « philosophie » d’Ayn Rand, des libertariens, des anar de droite, quoi.

Ils prétendent donc sauver le monde en créant des entreprises. Leur idéal pour le futur, c’est de vivre éternellement, avec des corps super sexy avec des bras à volonté et des organes sexuels high-tech, pendant que la plèbe restera soumise aux contrainte de la biologie naturelle, vieillissant et mourant dans des corps démodés, avec au plus deux bras, deux jambes et une bite (ou un frifri pour les filles).

blame tsutomu nihei

Bref, tout ça pour dire qu’on a beau se la péter avec nos livres de SF modernes, sans savants fous ni société dystopique manichéenne, le monde ne nous a pas encore rattrapé.

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One Comment leave one →
  1. juin 19, 2010 19:47

    Tu le feras tourner le meka, fais pas ta pince.

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